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Salon de la généalogie 2018

Georgette Lalaus

Comment avez-vous commencé votre généalogie ?

Pour commencer, il y a de nombreuse années lorsque je vivais encore en Guadeloupe, j’ai fait parler ma maman en lui posant beaucoup de questions sur sa vie. Plus elle me parlait, plus ses paroles prenaient de la valeur pour moi. En 1994, je me préparais à partir en mission et ma maman était malade, j'ai donc pris la décision de filmer nos derniers échanges. J'ai voulu pouvoir conserver toutes ces informations. Je pense avec le recul, avoir été inspirée : elle est tombée dans le coma pendant ma mission et elle nous a quitté 1 semaine après le retour de ma mission. Ces discussions avec ma maman m'ont permis d'avoir des noms, des dates, des informations, des lieux et de précieuses histoires de famille. Mes grands-parents étaient déjà décédés à cette époque, elle était une des rares personnes à pouvoir m'aider. Il me reste aujourd'hui une cassette vidéo, elle est une des choses les plus précieuses pour moi.

Quelles ont été vos plus grandes difficultés et comment les avez-vous surmontées ?

Ne pas pouvoir remonter plus loin. Du fait de mes origines antillaises: Guadeloupe et La République Dominicaine, je n'ai pas pu aller très loin. En commençant ma généalogie, je n'imaginais pas à quel point les souvenirs de l'esclavage pouvaient devenir des obstacles dans mes recherches.

Alors, j'ai décidé d'agir et de m’organiser pour pouvoir avancer en mode collaboratif. 

J’ai récemment créée des groupes sur Facebook avec les personnes qui portent les noms de mes ancêtres : le groupe des Naffer, le groupe des Lavaury... J’ai déjà pris des contacts avec des personnes que je ne connaissais pas et qui ont rejoint un de mes groupes. J'ai ainsi pu récupérer des informations. Je sais que cette démarche va me permettre d’avancer dans ma généalogie.

Je jeûne, je prie et je vais au temple le plus possible. Toutes ces choses me permettent de ressentir au fond de moi que c’est le moment d'agir.

Je sens ce lien avec mes ancêtres grandir en moi de jour en jour.

Qu'avez-vous appris de plus surprenant sur vos ancêtres ?

J’ai découvert par exemple, que mon père était né en République Dominicaine sous un nom que je ne connaissais pas. Il est né en République Dominicaine sous le nom de Lavaury Sentilicis.

En quittant son pays pour rejoindre la Guadeloupe il a acheté un nouveau nom de famille pour s'appeler Miath Jules. 

J'étais stupéfaite ! il a dû payer très cher pour changer de nom. Je ne sais toujours pas sa motivation. 

Souhaitait-il cacher quelque chose ? 

Fuir son passé ? 

Je ne le sais pas encore., mais je continue mon enquête...

Que diriez-vous à un ami pour l’inviter à faire sa généalogie ?

Je pense que je lui dirai : 'Lorsqu'on connait nos origines on se sent mieux.'

Je suis très heureuse de savoir d'où je viens. Qui je suis, vraiment ! 

Je ressens tellement de joie à rechercher et à apprendre à connaître mes ancêtres. Je suis certaine que l'on peut tous ressentir cette chaleur dans son coeur. On ressent tellement de joie à découvrir de nouvelles informations.

Quand on commence à rechercher, à découvrir, à rassembler des informations ne peut plus s’arrêter. c'est tout de même étonnant, non ? 

On est connecté à ceux qui nous ont précédés et qui vont suivre.

Je me suis rendue à la République Dominicaine pour faire d'autres recherches et je peux vous assurer qu'il s'est passé quelque chose ce jour-là, c'était indescriptible les sentiments qui m'animaient !  Voyager est une passion et la République Dominicaine reste parmis les 31 pays visités un des pays si cher à mon coeur, j'ai imaginé mon père marchant dans les rues de cette ville.

Si vous voulez ressentir ces émotions alors faites  comme moi, commencez votre histoire familiale.

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Salon de la Généalogie de la mairie du 15e arrondissement de Paris du 15 au 17 mars 2018. 

Salle des Fêtes de la Mairie du 15e arr. Paris 31 rue Péclet, 75015 Paris

- entrée libre -

Information, horaires et programme des conférences : www.salondegenealogie.com