


1975 a été une année charnière dans l’histoire de l’Eglise en France. Premièrement avec l’ouverture, en juillet, de la Mission française de Toulouse, présidée par George W. Broschinsky, et la création du Pieu de Paris, sous la présidence de Gérard Giraud-Carrier, le 16 novembre. Ce premier pieu sera suivi de nombreux autres :
Nom du pieu | Date de création | Nom du 1er Président de pieu |
|---|---|---|
Paris | 16 novembre 1975 | Gérard Giraud-Carrier |
Bruxelles | 20 février 1977 | Joseph Scheen |
Nice | 15 mai 1980 | Michel Paya |
Genève | 20 juin 1982 | Denis Bonny |
Nancy | 24 avril 1983 | Keith Bishop |
Lille | 17 janvier 1988 | Dominique Degrave |
Lyon | 9 septembre 1990 | Pierre Brenders |
Paris-est | 8 mars 1992 | Dominique Calmels |
Bordeaux | 24 mai 1992 | Jacquie Simonet |
Toulouse | 22 septembre 2002 | Jean-Paul Guérinot |
Angers | 14 décembre 2003 | Alain Marie |
Lausanne | 28 août 2005 | Bernard Ochs |
Cette floraison de pieux fut le résultat de nombreuses années d’effort de la part de milliers de membres, dirigeants et missionnaires en France, Suisse et Belgique francophones. Aujourd’hui, restent la Normandie et la Bretagne qui travaillent à cet objectif. Pourtant cette croissance régulière s’est aussi accompagnée d’une maturation au fur et à mesure que la deuxième, puis la troisième génération de saints des derniers jours sont parties en mission, se sont mariées au temple et ont pris les rênes de la direction de l’Eglise localement.
Il faut aussi citer le développement de programmes fondamentaux pendant ces trois décennies tels que :
Mais revenons aussi à quelques grands événements. La création du premier pieu à Paris en 1975 fut suivie à l’été 1976 de la Conférence régionale de Paris sous la direction du Président Kimball, un prophète du changement. Pendant son ministère, l’œuvre missionnaire connut une croissance sans précédent et de nombreux jeunes francophones répondirent à l’appel à servir en mission. Pour relever le défi d’« aller par tout le monde » et d’« allonger la foulée », un centre de formation missionnaire fut inauguré en 1976 sur le campus de l’Université Brigham Young. Il en existe aujourd’hui seize dans le monde.
A partir de 1975, des dirigeants de l’Eglise internationale furent appelés comme Autorités générales, tel Charles Didier, originaire de Belgique ou, plus près de nous, Gérald Caussé, venant de France. On pourrait aussi mentionner les nombreux Présidents de mission, les Représentants régionaux et les Soixante-dix d’inter-région comme Jean-Michel Paya à l’heure actuelle. Tous démontrent l’internationalisation de la direction de l’Eglise. Le 8 juin 1978, la Première Présidence publiait la Déclaration officielle N°2 qui ouvrait la prêtrise à tous les hommes dignes.
Les trente-cinq dernières années ont vu la construction de nombreuses églises en France, Belgique et Suisse et les membres français n’espèrent plus que la construction d’un temple sur le territoire métropolitain (un temple existe à Tahiti depuis 1983). Cette espérance fait l’objet de leurs prières et de leurs jeûnes mais on ne peut que se réjouir du chemin parcouru en Europe francophone où l’Eglise de Jésus-Christ est bien implantée pour durer !
Par Christian Euvrard, docteur en Sciences des Religions, auteur d’une thèse de doctorat sur la socio-histoire du mormonisme en France, en Suisse et en Belgique francophones de 1850 à 2005.