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Quelle est la position de l'Eglise sur la polygamie?

La polygamie, ou plutôt la polygynie, c'est-à-dire le mariage entre un homme et plusieurs femmes, a eu une part importante dans les enseignements de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours pendant un demi-siècle. Cette pratique a commencé à l’époque de Joseph Smith mais a été publiquement connue et s’est répandue à l’époque de Brigham Young.

De nos jours, la pratique de la polygamie est illégale dans l’Eglise depuis plus d’un siècle. Tout membre de l’Eglise qui pratiquerait aujourd’hui la polygamie serait excommunié,  l’excommunication étant la sanction la plus sévère dans l’Eglise. Mais les groupes et les individus pratiquant la polygamie en Utah provoquent des confusions dans l’esprit des observateurs occasionnels et parfois même des medias.

Gordon B. Hinckley, ancien président de l’Eglise, a déclaré en 1998 lors d’une conférence générale : « Je souhaite déclarer catégoriquement que l’Eglise n’a rien à voir avec les personnes qui pratiquent la polygamie. Ils ne sont pas membres de cette Eglise. La plupart d’entre eux ne l’ont jamais été … . Si nous avions connaissance que certains membres pratiquent la polygamie, ils seraient excommuniés, ce qui est la sanction la plus importante que l’Eglise puisse prendre… Dieu a déclaré il y a plus d’un siècle que la pratique du mariage plural devait être abandonnée, ce qui signifie que désormais cette pratique est illégale aux yeux de Dieu. »

Les polygames et les organisations de polygames dans l’Ouest des Etats-Unis n’ont aucun rapport avec l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, malgré le fait que le terme « Mormon », qui est largement utilisé comme surnom pour les Saints des Derniers Jours, leur soit parfois appliqué.

Richard E. Turley a dit : « L’utilisation des termes « Mormons » ou « Saints des Derniers Jours » pour décrire les groupes pratiquant la polygamie porte à confusion. Les termes « polygames », « groupes ou mouvements polygames » seraient une description plus précise et moins trompeuse. »

Quelle est l'attitude de l’Eglise envers l'homosexualité

Gordon B. Hinckley, ancien président de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a fait la déclaration suivante à propos de l'homosexualité :

"Nous croyons que le mariage entre l'homme et la femme est ordonné de Dieu. Nous croyons que le mariage peut être éternel par l'exercice du pouvoir de la prêtrise éternelle dans la maison du Seigneur.

"On nous demande notre position vis-à-vis des gens qui se considèrent comme des homosexuels. Ma réponse est que nous les aimons en tant que fils et filles de Dieu. Ils ont peut-être des inclinations qui peuvent être très fortes et difficiles à maîtriser. La plupart des gens ont des inclinations d'une sorte ou d'une autre à divers moments. S'ils ne cèdent pas à ces inclinations, ils peuvent aller de l'avant comme le font tous les autres membres der l'Eglise. S'ils enfreignent la loi de la chasteté et les règles morales de l'Eglise, alors ils sont passibles d'une action disciplinaire de l'Eglise, tout comme le sont les autres.

"Nous voulons aider ces personnes, les fortifier, les soutenir face à leurs problèmes et les aider à surmonter leurs difficultés. Mais nous ne pouvons pas rester à ne rien faire s'ils se conduisent de manière immorale, s'ils essaient de prôner, de défendre et de vivre un prétendu mariage entre personnes du même sexe. Le permettre serait faire peu de cas du fondement important et sacré du mariage ordonné de Dieu et de son objectif même qui est d'élever des enfants" (L'Etoile, janvier 1999, p. 83).

Quelle est la position de l’Eglise au sujet de l’avortement ?

L’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours croit en la sainteté de la vie humaine. Par conséquent, l’Eglise s’oppose à l’avortement légalisé pour des personnes qui prétextent des avantages sociaux ou personnels. Elle conseille à ses membres de ne pas se soumettre à l’avortement ni de le pratiquer, de l’encourager ou payer pour y avoir recours.

L’Eglise permet à ses membres d’avorter dans des cas exceptionnels tel que :

• lorsque la grossesse est le résultat d’un viol ou d’un inceste,

• lorsqu’un médecin compétent affirme que la vie ou la santé de la future mère est en grand danger,

• lorsqu’un médecin compétent démontre que le fœtus a de sérieux défauts et que le bébé ne survivra pas.

L’Eglise enseigne à ses membres que même ces rares exceptions ne justifient pas systématiquement un avortement. L’avortement est un problème bien plus sérieux et ne doit être envisagé par la personne concernée seulement après avoir consulté ses dirigeants locaux et avoir ressenti grâce à la prière que sa décision est correcte.

L’Eglise ne favorise ni ne s’oppose aux propositions des gouvernements ni aux manifestations publiques concernant l’avortement.

Comment l'Eglise agit-elle en cas de sévices infligés au conjoint et aux enfants ?

Gordon B. Hinckley, ancien président de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a fait la déclaration suivante sur les sévices à l'encontre du conjoint et des enfants :

"Nous condamnons avec force toute forme de sévices. Nous dénonçons les sévices physiques, sexuels, verbaux et émotionnels à l'encontre du conjoint ou des enfants. Notre Déclaration au monde à propos de la famille indique: « Le mari et la femme ont la responsabilité solennelle de s'aimer et de se chérir et d'aimer et de chérir leurs enfants...Les parents ont le devoir sacré d'élever leurs enfants dans l'amour et la droiture, de subvenir à leurs besoins physiques et spirituels...Les maris et les femmes (les mères et les pères) seront responsables devant Dieu de la manière dont ils se seront acquittés de ces obligations ».

« Quand l'égalité est reconnue entre le mari et la femme, quand il est reconnu que chaque enfant qui naît dans le monde est un enfant de Dieu, alors il s'ensuit un plus grand sens de la responsabilité d'élever, d'aider, d'aimer inconditionnellement ceux dont nous sommes responsables.

L'homme qui fait subir des sévices à sa femme ou à ses enfants n'est pas digne de détenir la prêtrise de Dieu. L'homme qui fait subir des sévices à sa femme ou à ses enfants n'est pas digne d'être considéré d'avoir tous ses droits de membre de l'Eglise. Faire subir des sévices à son conjoint et à ses enfants est une très grave offense devant Dieu, et ceux qui le font doivent s'attendre à une action disciplinaire de l'Eglise » (L'Etoile, janvier 1999, p. 85).

Quelle est la position de l'Eglise sur le suicide ?

Il est mal de s'ôter la vie, mais une personne qui se suicide peut ne pas être responsable de ses actes. Seul Dieu peut juger dans un tel cas.

M. Russell Ballard, du Collège des douze apôtres, a dit : "Il est évident que nous ne connaissons pas toutes les circonstances de chaque suicide. Seul le Seigneur connaît tous les détails, et c'est lui qui jugera ce que nous aurons fait ici-bas.

"A mon avis, lorsqu'il nous jugera, il tiendra compte de tout : de notre constitution génétique et chimique, de notre état mental, de nos facultés intellectuelles, des enseignements que nous avons reçus, des traditions de nos pères, de notre santé, etc." ("Ce que nous savons et ce que nous ne savons pas sur le suicide", L'Etoile, mars 1988, p. 18).

Quelle est la position de l’Eglise en ce qui concerne la recherche sur les cellules souches ?

La Première Présidence de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours n’a pas pris position quant à l’utilisation de cellules souches au stade embryonnaire dans la recherche. Cette absence de position ne signifie pas que l’Eglise soutient ni ne s’oppose à ce que des membres de l’Eglise ont pu déclarer sur ce sujet, qu’ils soient pour ou contre cette recherche

Quelle est la position de l’Eglise par rapport à l’euthanasie et le fait de prolonger la vie de façon artificielle ?

L’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours croit que la vie humaine est sainte et  par conséquent va à l’encontre de l’euthanasie. L’euthanasie se définit comme une mise à mort délibérée d’une personne qui souffre d’une maladie incurable. Un tel acte délibéré met immédiatement fin à la vie d’une personne pouvant être défini en quelque sorte comme un suicide assisté. Mettre un terme à la vie de cette manière est une violation des commandements de Dieu.

L’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ne croit pas que le fait de permettre à une personne de mourir de façon naturelle en débranchant les machines qui tiennent un patient en vie artificiellement, dans le cas d’une maladie à long terme, fasse partie de la définition de l’euthanasie.

Lorsque la mort, suite à une maladie ou à un accident, devient inévitable, il faut la voir comme une bénédiction et une part importante de l’existence éternelle. Les membres ne doivent pas se sentir obligés de prolonger la vie terrestre par des moyens irraisonnés. Ces décisions doivent être prises par les membres de la famille après avoir eu les conseils et avis du corps médical compétent et après avoir recherché l’aide divine par le jeûne et la prière.

 

Pourquoi les femmes ne détiennent-elles pas la prêtrise?

Gordon B. Hinckley, ancien président de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, a dit :

« [Les femmes ne détiennent pas la prêtrise] parce que le Seigneur en a décidé ainsi. Cela fait partie de ses desseins. Les femmes ont une place très importante dans notre Eglise. Les hommes détiennent les offices de la prêtrise de l'Eglise. Mais les femmes ont une place énorme dans l'Eglise. Elles ont leur propre organisation. Elle a été fondée en 1842 par Joseph Smith, le prophète. Elle s'appelle la Société de Secours parce que son objectif initial était d'apporter de l'aide aux gens dans le besoin. Elle est devenue, je crois, la plus grande organisation de femmes du monde. Elle compte plus de quatre millions de membres. Elles ont leurs bureaux, leur présidence, leur bureau général. La Société de Secours se retrouve dans les plus petites unités de l'Eglise partout dans le monde...»

« Les hommes détiennent la prêtrise, c'est vrai. Mais ma femme est ma compagne. Dans l'Eglise, l'homme ne marche ni devant sa femme ni derrière elle, mais à ses côtés. Ils sont égaux dans cette vie dans une grande entreprise. »

Quel est le rôle de la femme dans la famille ?

Le mari et la femme sont des partenaires égaux. L’apôtre Paul a enseigné : « Dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme » (1 Corinthiens 11:11).

Dans le mariage, comme devant Dieu, l'homme et la femme sont d'égale importance.

Le mariage ne donne à aucun des conjoints le droit de dominer l'autre ni de lui faire subir des sévices. Au contraire, le mari et la femme doivent s'aider en partenaires égaux.

Pourquoi la famille est-elle si importante pour les saints des derniers jours ?

C'est dans le cadre de notre famille que nous réalisons une grande partie de notre progression dans cette vie.

Dans notre famille nous aimons, nous servons, nous instruisons et nous apprenons les uns des autres. Nous partageons nos joies et nos peines. Les liens familiaux peuvent être la cause d'épreuves difficiles, mais ils peuvent aussi être à l'origine de notre plus grand bonheur.

Nous ne pouvons pas choisir les conditions de notre naissance, mais nous pouvons choisir chaque jour de fortifier notre famille et de la rendre plus heureuse.

Il est possible aux personnes de retourner dans la présence de Dieu et aux familles d'être unies pour l'éternité.

Quelle est la position de l'Eglise sur la théorie de l'évolution ?

La position de l’Eglise sur l’origine de l’homme a été publiée par la Première Présidence en 1909 et réaffirmée par une nouvelle Première Présidence en 1925.  

L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours basant ses croyances sur la révélation divine, ancienne ou moderne, déclare que l’homme est descendant en ligne directe de la divinité.  . . . L’homme est enfant de Dieu, formé à l'image de Dieu et doté des mêmes attributs.  

Les Ecritures expliquent pourquoi l’homme a été créé, mais ne précisent pas comment, bien que le seigneur ait promis de révéler cela à son retour (D&A 101 : 32-33).

En 1931, la Première Présidence a déclaré : " En nous basant sur les doctrines fondamentales de l'Eglise sur lesquelles nous sommes entièrement d'accord, notre mission est de porter au monde le message de l'Évangile rétabli.  Laissons la géologie, la biologie, l’archéologie et l’anthropologie, qui n’ont rien à voir avec le salut des âmes, à la recherche scientifique, et magnifions notre appel dans le royaume de l'Église".

Quelle est la position de l'Eglise sur la politique ?

La mission de l’Église est de prêcher l’Évangile de Jésus-Christ et non d’élire des hommes politiques. La neutralité de l’Église concernant les partis politiques s’applique dans tous les pays où elle est établie. 

Ce que ne fait pas l’Église :

  • Elle ne soutient ni ne s’oppose aux partis politiques, aux candidats et aux tribunes.
  • Elle n’autorise pas l'utilisation de ses bâtiments, listes de membres ou autres ressources à des fins politiques partisanes. 
  • Elle n'oriente pas ses membres vers un candidat ou un parti pour qui voter. Cette politique s’applique qu’un candidat soit ou non membre de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.
  • Elle n'essaye pas de diriger ou de dicter ses intentions à un dirigeant du gouvernement. 

Ce que fait l’Église :

  • Elle encourage ses membres à être des citoyens responsables dans leurs collectivités, y  compris de s’informer sur les intentions de vote lors des élections. 
  • Elle attend de ses membres qu’ils s’engagent dans un processus politique d’une manière civile et informée, respectant le fait que les membres de l’Église ont tous un passé et des expériences variés et peuvent avoir des opinions différentes en matière de politique. 
  • Elle demande que les candidats ne fassent pas croire que leur candidature ou leurs tribunes sont soutenues par l'Église. 
  • Elle se réserve le droit, en tant qu’organisation, de soulever d'une manière non partisane, des points qui, pense-t-elle, peuvent avoir des conséquences morales ou sociales ou qui touchent directement les intérêts de l’Église.  

Relations avec le gouvernement :

  • Ceux qui sont officiellement élus et qui sont membres de l’Église prennent leur propres décisions et peuvent ne pas être en accord les uns avec les autres ou même avec une position de l’Église publiquement déclarée. 
  • Même si l’Église continue à leur communiquer ses points de vue, tout comme elle le fait avec les autres élus, elle reconnaît que ces dirigeants doivent malgré tout faire leurs propres choix, basés sur leur propre jugement, prenant en considération les circonscriptions électorales où ils ont été élus et qu’ils représentent.