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Histoire de l’Eglise à Bordeaux et Talence ( 1860-1970)

Les débuts de l’histoire de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours à Bordeaux remontent aux années 1860, environ 10 ans après l’arrivée en France des premiers missionnaires à Boulogne-sur-Mer, selon les écrits de Louis Auguste BERTRAND, journaliste et pionnier mormon de l’époque. Converti à Paris en décembre 1850, il devient l’un des premiers membres français de l’Eglise. Dans l’une de ses lettres à Brigham Young, alors Prophète et Président de l’Eglise, il cite la création d’une petite branche florissante à Bordeaux, en 1863. Mais son engouement de jeune missionnaire est de courte durée, à cause du manque total de liberté religieuse.
Dans une autre lettre, datée de 1864, il fait référence à « Frère Renart, le Président de Branche de Bordeaux, qui a été récemment condamné à six jours d’emprisonnement et à sa magnifique presse détruite par la police de cette ville importante. « Telle est la liberté dont nous jouissons actuellement sous la dynastie impériale de Napoléon III »
Après quatre ans de mission en France, frustré, déçu, BERTRAND s’embarque avec des milliers d’autres « saints » européens à bord du navire Hudson qui fera le trajet de Londres à New York et rejoint le rassemblement des membres de l’Eglise en Utah (Etats-Unis).

1924, organisation de la Mission Française (France, Suisse, Belgique)


Soixante ans plus tard, en 1924, la Mission française est organisée. En 1930, elle comprend six districts, notamment celui de Bordeaux. De nombreuses branches, dont celle de Bordeaux, sont ouvertes. Les branches sont toujours dirigées par les missionnaires. Cependant, la diminution du nombre de missionnaires conduit à la fermeture de plusieurs unités et même du District de Bordeaux en 1934 et annonce le repli des années à venir. La crise économique qui a touché les Etats-Unis est la cause de la diminution du nombre de jeunes qui partent en mission car beaucoup doivent rester au pays pour aider leur famille à faire face aux défis matériels qui sont les leurs.

Avec la deuxième Guerre Mondiale, les derniers missionnaires évacuent. Le 26 octobre 1939, le Président de mission Joseph Evans et quelques missionnaires embarquent à Bordeaux à bord du navire SS Washington.

L'après-guerre


Près de dix ans plus tard, en 1950, cinq années après l’armistice de la seconde guerre mondiale, la France est à nouveau ouverte à l’œuvre missionnaire et les quelques premiers membres convertis à Bordeaux n’ont pas de bâtiment où se réunir. En 1951, ils tiennent les réunions dominicales au 5 rue Combes (« l’Etoile », le journal de l’église de l’époque parle d’un repas dans un local à cette adresse), puis selon les années, chez les uns ou les autres ou bien à l’arrière de cafés et de restaurants, puis en 1960 au 16 rue Lachassaigne.

Les premiers convertis


Parmi les premiers membres de l’église qui assistent à ces réunions dans des endroits multiples jusqu’en 1962, citons quelques familles encore connues : les familles Tabault-Delhomme (baptême en 1951). Louis Tabault est le premier Ancien de Bordeaux ordonné le 26 janvier 1954.   Anne-Marie Donard-Verdier, baptisée en juin 1952, une sœur très courageuse dotée d’une grande foi. Elle   habite St Symphorien dans les Landes et ira seule, en 1987 à l’âge de 85 ans, assister à la Conférence Générale à Salt Lake City puis visiter Frère Camman en Californie, le missionnaire qui l’a convertie à l’évangile. Auparavant elle avait assisté en septembre 1955 à la consécration du temple de Zollikofen par le prophète David O.McKay.
La famille Lafranque (baptisée le 6 avril 1960 en pleine mer sur la plage du Porge), puis fin 1960 et 1961 les familles Fleureau, Dupeyrou, Laborie, St Amand, Gonzalez, Boex et Halansy, Verrieras et Gemgembre (en 1962) , …  

En 1961 Jean-Claude ROUX, jusque là président de la branche d’Angoulême devient le Président du District de Bordeaux, avec Jean Hubert Lafranque comme conseiller et, en 1963, Michel Gemgembre, le nouveau président de la branche de Bordeaux avec Bertin Farel comme conseiller.

1963, achat d’un terrain

 
En 1963, l’Eglise achète un terrain situé au numéro 10 de la rue Pierre Romain, à Talence,  afin d’y construire une église, sous la direction de Thor Leifson, venu des Etats-Unis avec sa famille. A son arrivée, il décrit une paroisse comprenant environ 35 membres, dont il espère bien tirer profit pour la construction.

Sur ce terrain se trouve une belle villa abandonnée. C’est là que les réunions de la branche de Talence se tiendront durant les quelques mois précédant sa destruction pour laisser place à la construction de la future église.  Durant cette année 1963, de nouvelles familles (citons parmi les plus connues les familles Farel, Dupuy, Caussé, Séré-Couteigh) se joignent à l’Eglise et assistent jusqu’à la fin du mois de novembre aux réunions dans cette villa.

Le 8 juin 1963, pose de la première pierre


Avant même l’obtention du permis de construire, a lieu ce 8 juin 1963, la cérémonie de pose de la première pierre, en présence de Rulon T. Hinckley, Président de la Mission et Frère Jean-Claude Roux, Président du district de Bordeau. Le 27 juin, deux missionnaires bâtisseurs arrivent : Mark Hinckley et Hubert Leroy, un jeune homme de seize ans venu de Rennes. Puis arrivent, à différents moments de la construction, plusieurs missionnaires bâtisseurs, dont Daniel Viame (venu de Namur), Gérard Leroy, Martin Gunster, et d’autres que Frère Leifson forme et avec lesquels il va travailler durant toute la construction.

Ces missionnaires bâtisseurs logent dans une vieille serre de la propriété, située au fond, dans la partie sud du terrain et aménagée pour la circonstance en dortoir avec une petite cuisine. Ils sont ainsi à pied d’œuvre. Le 26 octobre 1963 arrive le permis de construire et la démolition de la villa peut commencer.

Cette démolition conduit à un épisode qu’il est bon de rappeler. Pour procéder à ces travaux, Thor Leifson fait faire des devis par plusieurs entreprises, dont l’entreprise de construction Navarro. Monsieur Navarro, le propriétaire, est un homme des plus intéressants. Il possède une très grande entreprise et au premier abord, il ne semble absolument pas intéressé par le projet. Mais quand Thor Leifson mentionne le nom de l’Eglise, il se retourne et le regardant droit dans les yeux, lui demande :
« Croyez-vous à la Bible, de façon littérale ? Croyez-vous à l’histoire de l’Arche de Noé ? »
Il se trouve que ce Monsieur Navarro est ce riche français dont la presse a parlé récemment au sujet de ses multiples expéditions au Mont Ararat afin de retrouver les restes de l’Arche de Noé. Il est parfaitement convaincu d’y être parvenu et a ramené de son expédition des fragments de ce qui paraît être du bois pétrifié, daté au Carbone 14, de 4400 ans.  Par la suite, devenus bons amis, Monsieur Navarro offre un fragment de l’arche à Thor Leifson.  Ce dernier n’est pas aussi fermement convaincu que Monsieur Navarro a bien retrouvé l’Arche de Noé, mais il décrit cet explorateur comme une des personnes les plus passionnantes qu’il n’ait jamais rencontrée. Toujours est-il que ce Monsieur Navarro propose un prix imbattable pour la démolition de l’ancienne villa et c’est affaire conclue.

Mais avant de détruire la villa, il faut d’abord construire sur le terrain à l’emplacement du parking sud actuel de l’église un bâtiment préfabriqué en bois de façon à disposer d’une salle de culte provisoire pour tenir les réunions de l’église le dimanche. Cette salle de culte, qui peut contenir jusqu’à 100 personnes, sera bien appréciée de tous les membres de l’église présents et des nouveaux convertis, entre fin 1963 et fin 1965. Cette salle sert à la fois de salle de Sainte Cène, de classe de l’école du dimanche et de classe de la Primaire, de salle d’activité pour la SAM (Société d’Amélioration Mutuelle ) qui se tient un soir de semaine pour les jeunes gens et les jeunes filles, et même de salle de bal et de réveillon du Nouvel An. Un poêle à mazout central permet de maintenir une chaleur suffisante durant les journées froides d’hiver.

La construction de la nouvelle église peut enfin commencer


Après les repérages sur le terrain, les missionnaires bâtisseurs entreprennent les fondations. Aidés des membres bénévoles, ils creusent les tranchées. Thor Leifson rapporte qu’un jour, deux jeunes couples ayant récemment été instruits par les missionnaires viennent visiter le chantier. L’un des hommes semble particulièrement intéressé. Pour plaisanter, Thor Leifson lui tend une pelle et l’invite à intégrer l’équipe. Sans hésitation, Gérard Vanizette saisit la pelle et demande ce qu’il doit faire. Thor Leifson lui assure qu’il ne faisait que plaisanter, vu la tenue vestimentaire de Gérard. Mais ce dernier insiste et rejoint les autres membres dans la tranchée. C’est le début d’une longue amitié entre les deux hommes, qui dure encore à ce jour, 45 ans plus tard.

Après les tranchées (un travail rendu ardu par les racines des nombreux et très gros arbres abattus), il faut verser le mortier pour la chape, ce qui se révèle un épisode difficile à cause du mauvais temps.
Puis commence le travail de maçonnerie. On a sélectionné une belle pierre blanche naturelle et les semaines suivantes, l’équipe parvient à faire un travail formidable pour le montage des murs. Le lundi de Pâques de cette année 1964, 50 membres et missionnaires-bâtisseurs sont sur le terrain, et en plusieurs équipes, on maçonne, on plombe, on bétonne, on charpente, on prépare les égouts ; l’exploit du jour est la pose des fermes pour le toit des salles de classe (1/5 de la surface de tout le bâtiment). Le 1er mai, aussi, est un jour important de travail des équipes missionnaires-bâtisseurs et membres pour faire avancer les travaux.

 Les différents artisans travaillent vraiment bien ensemble et le projet avance assez vite. Des artisans locaux aident à la réalisation de certains travaux, mais c’est la petite équipe de missionnaires bâtisseurs et de membres qui réalise le plus gros de l’ouvrage.

Notons aussi qu’il règne à cette époque de la construction de la chapelle de Talence, parmi tous ces membres pionniers de l’église à Bordeaux, un très grand esprit de fraternité et d’enthousiasme. Depuis le commencement des travaux en novembre 1963 et durant l’année 1964, plusieurs familles, dont de jeunes ménages avec de jeunes enfants, se sont joints à l’église; citons parmi celles connues encore aujourd’hui les familles Vanizette, Salarnier, Plante, Dalmazeau, St Blanca, Guitton, et bien d’autres.

Les membres locaux de l’église de Talence participent de plusieurs façons à cette construction. Ils viennent principalement les samedis et les jours fériés pour aider les missionnaires bâtisseurs aux travaux de construction, mais plusieurs familles participent également en prenant en charge durant la semaine le nettoyage et le repassage des vêtements des missionnaires bâtisseurs également en leur apportant des repas tout prêts. Jean Hubert Lafranque, le premier membre  baptisé de l’année 1960, ne peut aider à la construction de la chapelle car il est aveugle. Il doit se contenter de participer à un programme financier astucieux mis en place pour les membres. Ceux-ci ont la possibilité d’acheter, durant toute la période de la construction et selon les possibilités de chacun, des briques sous la forme de tickets d’une valeur de 1 franc.  

Le travail missionnaire est fructueux


Les missionnaires à plein temps disposent de scooters et surtout d’un microbus Wollswagen (équipé sur le toit d’un grand panneau portant le nom de l’église et celui du Livre de Mormon) qui leur permettent de transporter les membres et amis de l’église ne disposant pas de voiture. Ceci contribue à augmenter le nombre d’amis de l’église et de nouveaux membres de façon très sensible. Durant toute cette période et jusqu’à la consécration du nouveau bâtiment, tous les baptêmes par immersion des convertis se font dans une échoppe de Pessac appartenant aux missionnaires et les fonds baptismaux consistent en une petite piscine de toile  posée sur le sol.

A la fin de juillet 1964, le travail de maçonnerie est achevé, la charpente américaine et le toit de tuiles espagnoles est alors posé manuellement, « à la seule force des muscles » nous dit Joël Séré Couteigh et les finitions intérieures et extérieures commencent. Un nouvel architecte, frère Millard, vient remplacer Thor Leifson pour la fin des travaux.

Octobre 1964, changement de dirigeants


Une nouvelle Présidence du District de Bordeaux est appelée avec Michel Gemgembre, Bertin Farel et Gérard Vanizette, et une nouvelle Présidence de la branche de Talence est également soutenue avec Théophile Plante, Jean Caussé et Kenneth Millard.
 
La construction  se poursuit durant la plus grande partie de l’année 1965 avec les travaux de finition des salles intérieures du bâtiment et les sœurs de l’église sont mises à contribution pour la réalisation des rideaux de toutes les salles du bâtiment.

Eté 1965, Conférence de Jeunesse


Durant l’été 1965 a lieu à Talence la Conférence de Jeunesse de la Mission Française de Paris, à laquelle participent 250 jeunes de l’église venus de tous les coins de France ; c’est un événement d’envergure et un grand défi nécessitant une longue préparation, beaucoup d’investissement personnel pour les dirigeants de cette conférence et pour la Présidence du district de Bordeaux.  Cette conférence est un très grand succès. Elle se tient dans le Château RABA (du nom de son ancien propriétaire Edmond Raba, une famille de commerçants juifs portugais exilés en 1783 à cause de l’Inquisition). Les sessions spirituelles se tiennent dans l’église de Talence encore inachevée et dans une grande salle du centre de Bordeaux, sous la présidence de l’Apôtre Petersen qui engage tous les membres à « Oser être mormon …et à le faire savoir ».  

10 décembre 1965, Inauguration


Enfin le 10 décembre 1965 a lieu l’inauguration tant attendue de l’église de Talence par l’apôtre Hunter, en présence du Président Hart, de la Mission de Paris, de la Présidence du District de Bordeaux  et de la Présidence de la branche de Talence.


La Consécration de l’église de Talence aura lieu 2 années après, le 26 mars 1967, lors d’une cérémonie officielle, sous la présidence d’Elder Théodore Burton, Assistant du Collège des 12 Apôtres.   

Fin 1965 un dernier réveillon mémorable est organisé dans le bâtiment de bois qui a si bien servi depuis 2 ans aux membres pour toutes leurs réunions du dimanche ainsi que pour les diverses activités, les repas et les bals.  

Croissance de l’église de Talence


A partir de 1966, dans le nouveau bâtiment tout neuf et durant les 10 années suivantes, l’église de  Talence va bien progresser en nombre de membres, avec des missionnaires encore nombreux. Les membres participent avec enthousiasme aux activités missionnaires de toutes sortes comme les enseignements chez les amis de l’église, les journées Portes ouvertes, les repas « Couscous » , les bals costumés « Western » et les soirées « indiennes », les sorties en car chez soeur Merle dans la forêt landaise, ou au château de La Brède, les sorties à la plage et en forêt.

 Au cours d’une des sorties membres-missionnaires dans la forêt de La House, à Canéjan (sorties prisées par les jeunes adultes qui s’affrontent des heures durant avec les missionnaires de part et d’autre d’un filet de volley-ball  ou bien  se défoulent dans de longues parties de gendarmes et voleurs)
les membres font connaissance, au printemps 1967, d’un missionnaire du nom de Mitt Romney, un jeune homme très à l’aise dans l’art de la communication, qui deviendra vers la fin de sa mission l’assistant du président de Mission, et bien plus tard le Gouverneur de l’état du Massachusetts, aux Etats-Unis. En 2002 c’est lui qui présidera le Comité Olympique pour les jeux d’hiver de Salt Lake City, et enfin en 2008 il se présentera comme candidat républicain aux élections présidentielles des Etats-Unis. Deux de ses enfants feront, 20 ans après, leur mission également en France.

La Primaire est nombreuse et active, elle rassemble, durant ces années 1967-70, environ 35 enfants de  5 à 12 ans qui prennent part aux divers spectacles. Sœur Lafranque, présidente de la primaire, outre l'enseignement religieux, organise des cours de danse classique pour les filles avec Madame Vadier, un professseur extérieur. Pour les jeunes garçons, une première troupe de scouts est organisée. Les jeunes gens et jeunes filles se réunissent chaque semaine au sein de la SAM (ou Société d’Amélioration Mutuelle), qui leur permet de s’instruire en art oratoire et de préparer des « Roadshows » (scénettes combinant chants et danses). Les jeunes adultes, de leur côté, pratiquent danses folkloriques et danses modernes. Toutes ces activités réunies permettent de préparer de beaux programmes qui sont présentés aux membres lors des soirées d’activité organisées les samedis soirs des Conférences du District de Bordeaux.

Juin 1968 : tragique accident


Mais toutes ces bénédictions dont nous nous réjouissons ne vont pas sans des moments difficiles. Lors d’un dimanche du mois de juin 1968 survint un évènement bien triste pour tous les membres de l’Eglise en France. Frère Anderson, Président de la Mission Française de Paris, et son épouse Léola reviennent d’une visite dans les branches du sud de la Mission : Pau, Bayonne.. L’auto « présidentielle », une DS 21, est conduite par le missionnaire Mitt Romney précité et dans laquelle ont pris place au côté de Président et Sœur Anderson, Frère Farel, Président du district de Bordeaux, et son épouse Suzanne. Près du village de Bazas, leur voiture est heurtée à la sortie d’un virage par un autre véhicule roulant à très grande vitesse et déporté sur la gauche. Le conducteur, revenant d’un mariage trop arrosé, n’est apparemment pas inquiété. Le choc est très violent.
Président Anderson a huit côtes fracturées, diverses plaies à la tête et le poignet droit cassé. Mais sa vie n’est pas en danger. Sœur Anderson est plus gravement blessée, en plusieurs endroits. Le missionnaire Romney qui conduisait l’auto a été « protégé » par le volant qui s’est complètement tordu lors du choc. Il souffre d’un bras cassé, de déchirements des tendons et d’un terrible mal de tête qui fort heureusement s’avère sans fracture. Frère Farel est indemne et son épouse Suzanne souffre de contusions et aussi de quelques plaies. Plus tard, dans la soirée, les membres apprennent la terrible nouvelle. Sœur Anderson a succombé à ses blessures. Cet événement traumatise la branche, le district et la mission entière. Une telle chose ne s’est jamais produite auparavant. Un service funèbre pour sœur Anderson se tient à la chapelle de Bordeaux. On appris plus tard que lorsque frère Anderson apprit le décès de sa femme, il garda son calme et sa dignité. Par l’intermédiaire de l’ambassade américaine et du père de frère Romney, le corps de sœur Anderson est rapatrié en Californie. Frère Anderson l’accompagne et l’enterre, puis revient à Paris poursuivre sa mission pendant quelques mois avant d’être remplacé par le président Griffin.

Communication de l’Eglise vers l’extérieur


Dans ces mêmes années 1965-1970, le travail de Communication de l’Eglise commence à prendre forme. Bertin Farel, de la présidence du District de Bordeaux, donne la première conférence publique sur l’histoire de l’Eglise et sur le message du livre de Mormon dans une salle du centre ville de Bordeaux.
En 1969, Frère Griffin, Président de Mission, et Jean Caussé, Président de la Branche de Talence,   remettent officiellement au Maire de Talence, Monsieur Deschamps, un Livre de Mormon et un livre de l’Histoire de l’Eglise. C’est le début de très bonnes relations avec la municipalité. Nous bénéficierons du prêt d’estrades pour que les danseurs de l’Université Brigham Young en visite en France puissent venir présenter un spectacle de danses folkloriques très apprécié sur le parking nord de l’actuelle chapelle. Ces danseurs reviendront quelques années plus tard et se produiront dans une grande salle de spectacle de Bordeaux ainsi que dans les jardins de la mairie de Talence.